Vous vous sentez dépassé(e) par les évènements ? Désemparé(e), vous n'arrivez plus à donner du sens à votre travail ? Vous êtes stressé en permanence et vous vous sentez en perte de controle ? Vous êtes anxieux(ses) ? Vous n'avez plus le moral ? Vous n'en pouvez plus ? 
 
Si c’est le cas, vous vivez probablement des conséquences de la détresse psychologique. 

Suite à l'étude de l'UQUAM sur la détresse psychologique nous avons décidé de mettre en place une adresse courriel totalement confidentielle pour que vous puissiez entrer en contact directement avec un ou une délégué(e) social au besoin.

Que ce soit pour discuter, pour des conseils ou encore pour vous référer aux bonnes ressources, n'hésitez pas à communiquer avec nous si vous sentez le besoin de parler de ce que vous vivez.

 


Selon l'étude mené par le professeur Denis Harrisson de l'École des sciences de la gestion de l'UQAM dans trois importants centres d'appels et commandité par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), 57 % des employés de centres d'appels montrent des signes de détresse importante ou très importante. C'est trois fois plus que la moyenne québécoise. 
 
De ce groupe, plus de la moitié ont manqué des jours de travail à cause du stress depuis qu'ils occupent leur poste actuel. Presque autant consomment des psychotropes (médicaments pour réduire l'anxiété et la nervosité, aider à dormir et remonter le moral) chaque jour ou plusieurs fois par semaine. Jeunes ou vieux, hommes et femmes: personne n'y échappe. 
 
L'étude a été menée au cours de l'année 2012 dans trois centres d'appels de sociétés de télécommunication et de câblodistribution établies au Québec et qui comptent 2680 employés représentés par le SCFP. En tout, 659 salariés ont répondu à un questionnaire, soit 24,59% des employés des trois entreprises. 
 
EN BREF
 
57% des préposés sondés vivent de la détresse psychologique au travail. 
 
36,6% présentent un niveau de détresse important, alors que
20,8 % montrent les signes d'une détresse très importante. 
 
58,2% des employés vivant de la détresse se sont absentés pour des raisons liées au stress et
53% ont vécu un arrêt de travail depuis qu'ils occupent leur poste actuel. 
 
46,4% consomment des psychotropes de façon régulière.
Un travailleur sur trois prend des médicaments pour réduire l'anxiété ou la nervosité ; autant utilisent
des médicaments pour remontrer le moral, et un sur deux prend des médicaments pour aider à dormir. 
 
78% des sondés montrent du doigt la surveillance trop étroite comme un facteur contribuant à leur détresse et
62% dénoncent le manque d'autonomie. 
 
33% des employés accusent l'espace de travail trop restreint ou mal adapté de contribuer à leur détresse. 
 
59% des sondés nomment la surcharge de travail comme un élément contribuant à leur détresse et
68,5% parlent des problèmes de conciliation travail/famille. 
 
68,5% parlent des problèmes de conciliation travail/famille. 
 
Source: Étude sur les conditions de travail dans les centres d'appels du Professeur Denis Harrisson de l'UQUÀM